Notre époque est héritière de centres villes désertés par ses habitants au profit des zones péri urbaines.  Ceci implique des modes de vie dictés par l’automobile.
Le développement des transports en commun n’est pas toujours à la hauteur de nos distances quotidiennes de plus en plus importantes à parcourir… et pourtant le prix du carburant fluctuant ainsi que les obligations de l’automobiliste se multipliant, se déplacer en voiture peu devenir un gouffre financier et aussi comporter des dangers importants.

peri3

 

 


D’autre part, il en résulte un rythme de vie inadapté à l’imprévu de la rencontre. On sort de son « chez soi » pour réintégrer une autre cellule privé qu’est son automobile pour parvenir à un but précis où nous croisons des personnes plus ou moins attendues. La notion d’espace public est donc mise en péril.


Ville1En effet, la rue/espace public est un « entre » qui s’adresse d’abord à l’humain, aux humains dans leur diversité. Elle n’est pas un but en soi, elle nous accompagne dans nos cheminements quotidien avec générosité, elle accueille le soi comme l’autre, celui qui ne nous ressemble pas. L’autre n’est parfois pas confortable. Pourtant, savoir qu’il existe nous ait nécessaire afin de pouvoir vivre ensemble sans se faire peur ou pire, sécréter des paniques qui peuvent devenir violentes.
Ce dispositif urbain très ingénieux qu'est la rue existe depuis le fondement de nos villes.

Il serait dommage que celui ci ne s’adresse qu’aux tourristes qui viennent visiter une ville/vitrine sans aspérités qui gomme ce qui pourrait bien déranger : la présence de l’humain.

Pour cela il m’apparaît fondamental accompagner les regards pour envisager autrement « l’habiter » et peut-être requestionner les schémas portés par nos multiples médias alimentés par l’image basique « villa avec piscine ». On peut constater aujourd’hui les aberrations urbaines qu’ont causé ces fantasmes.
Ceci soulève des questions non résolues aujourd’hui. Parmi elles : comment réinvestir nos centres anciens?
La loi SRU du 13 décembre 2000 avait pourtant pour but cet objectif précis : construire la ville sur la ville.
L’Agence Nationale  pour l’Amélioration de l’Habitat a largement contribué financièrement au niveau du confort énergétique, à la réhabilitation de nos villes donc par conséquent de nos rues. L'HANAH continue son oeuvre aujourd'hui.

Il n’en reste pas moins que les centres villes restent considérés comme des habitats « compliqués ». On leur préfèrera les zones périurbaines, ou l’on peut caser les voitures, les normes d’accessibilité, les zones de grandes boites à consommer et celles des plus petites pour habiter avec le jardin tout autours et la piscine dedans. Ces extensions de villes sont de plus encouragées, car la protection de l’environnement y est assurée par des « corridors  écologiques » qui inscrivent les projets dans une optique de « développement durable ».

peri4


 

 

Ville2Au travers d’une réflexion sur les micro espaces, il me semble que l’on touche du doigt une issue à la question de l’habitat et donc par extension, de la survie de nos vieilles urbanités. Ne plus voir la maison avec une cuisine, une salle à manger, une salle de bain, un salon, des chambres et même un «  water closed », mais plutôt comme un dormir, manger, se laver, se soulager, devient nécessaire. La démarche de projet consiste alors à comprendre les vrais besoins d’intimité, gérer les circulations de manière compacte, penser l’espace ergonomique tout en ouvrant des perspectives possibles. Dans un contexte ancien, il est fondamental de comprendre ce que nous offre l’existant pour ce jouer de lui, le mettre en lumière, le mettre en scène ou bien le détourner. La surface n’est plus ici un critère de confort et de qualité, la valeur de l’habitat se charge dans la finesse de la composition en considérant l’échelle d’un être humain qui se déplace. Cette valeur peut être contenu dans un trait. Ce trait devient alors précieux sans pour autant coûter cher.

 

 

Afin de développer le concept de micro-espaces, je propose une micro-mission pour un micro-budget.
Il est possible dans ce cas, de commander « une impulsion d’esquisse » Cette prestation comprend un relevé de l’existant ainsi que la définition du programme et des circulations.
Néanmoins, les petits espaces peuvent parfois être exigents au niveau des détails. La mission peut donc être élargie par la suite si le maitre de l’ouvrage le désire.

>> Plus d'information sur les différentes missions d'architecture proposées par l'atelier >>

 



retours à la liste "réflexions faites"