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17 novembre 2017

Diplôme fin d'étude

Pour ceux qui aiment les images, on peut aussi :
>> Voir une réinterprétation du diplôme pour l'exposition "Quand le collectif panique" en 2014
>> Voir la vidéo réalisée en 2018 suite à l'exposition citée

 

Sinon voici un extrait de la première édition en 2004:
Une page de garde + une introduction...

pg6grd

Reconstruction de la “Juiverie” à Apt, morceau de ville à habiter

À l’heure où on laisse trop souvent la consommation devenir la finalité de nos actes et décisions, il m’a semblé nécessaire de traiter de l’espace public ; un espace où l’on s’adresse au citoyen ; un espace qui ne se consomme pas ; un espace qui ne se classe pas; un espace devenant donc chaque jour plus vulnérable.

L’espace public présente en effet un caractère insaisissable, il se construit dans la durée; il est fait de décisions et d’émergences. L’exercice d’architecture, exercice de pouvoir (Nietzche)1, s’inscrit dans la décision. Comment matérialiser cette décision sans qu’elle nuise à l’identité, aux représentations, à la vie en place mais au contraire les fasse siennes tout en permettant d’évoluer ? Ou bien comment un acte d’architecture permet-il de recevoir une vie à venir pour l’espace public en question ? Comment un acte d’architecture peut-il apparaître ouvert à la diversité des êtres humains ? Comment par le projet, peut-on donner à l’espace public un caractère hospitalier ?

façOUEST

dechirureL’exercice sur la “Juiverie” à Apt, morceau de ville dont on a du mal aujourd’hui à saisir le statut urbain (rue, place..?), se proposera d’approcher ces questions de plus près ; ceci en considérant cependant que la réponse apportée ne pourra se reproduire dans un autre lieu. Toutefois on essaiera de rechercher une approche permettant de rester fidèle aux “substances génératrices”2 de l’espace public.

Le projet se donnera comme objectif de “recoudre” un tissu urbain “déchiré” dans le centre d’une petite ville comme Apt, qui en tant que ville a besoin d’être “habitée”3 (Heidegger) pour exister en tant que telle.


tympan

coin-02

pilierNB

Dans un premier temps, nous nous familiariserons avec le site, essaierons de comprendre la place qu’on lui donne dans son environnement urbain. Celle-ci est intimement liée à l’évolution de ce quartier au cours de l’histoire et donc à la mémoire qu’il nous transmet. Cette mémoire nous livre une représentation de la “Juiverie” peu valorisante. Et c’est peut-être pour cela, parce qu’elle fait partie des quartiers peu prestigieux d’Apt, qu’on a laissé la dégénérescence ronger ce morceau de ville.

Les destructions se sont juxtaposées les unes aux autres sans créer de véritables liens. Ce désordre a rendu l’espace vulnérable, et propice à des “pratiques illicites ”4. S’y ajoute la dégradation des immeubles négligés qui menacent alors de s’écrouler. Devant ce désordre apparaissant ingérable, on a jugé préférable de détruire, faire disparaître.

 

theatre

Néanmoins, la révélation de l’emplacement d’un théâtre romain remonta légèrement l’estime apportée au site. La marque d’un monument historique sacralise toujours d’une manière ou d’une autre un endroit. J’irai jusqu’à croire que la présence du théâtre est d’ailleurs devenue auprès des décideurs l’unique intérêt et matière du site.
De cette rencontre avec la “Juiverie”, découlera un projet de place. Une place liant les divers éléments et dynamiques du site. Une place rendant l’espace lisible. Une place qui pouvant se reconnaître peut alors être habitée. Pour cela on s’interrogera sur le détail de la pathologie. D’où peut venir ce manque de reconnaissance ? En terme d’espace, qu’est-ce qui fait que personne n’identifie clairement la “Juiverie” et que cet espace ne peut être aujourd’hui une place ? Les lectures de Camillo Sitte viendront orienter le sujet.
C’est ainsi que l’idée d’un projet de place vient appeler un projet d’architecture: l’extension du musée. Un bâtiment qui matérialisera et fermera la place mais aussi répondra aux besoins du musée d’archéologie. De plus la création d’un lieu culturel ouvrant sur la place, pourrait étendre la pratique du centre ville. Une attention particulière sera apportée au raccord des deux architectures, à savoir le musée d’archéologie, bâtiment du 18s et son extension, bâtiment moderne.
En ce qui concerne la place, le fort dénivelé constituera une donnée importante, donnée s’ajoutant à celle de la mémoire du théâtre dont un seul pilier a survécu.

maquette
La troisième partie présentera l’extension du musée. L’espace proposé est en effet étroit, et la proximité des voisins ne simplifie pas les données spatiales. C’est une question que nous avons du régler. On veillera bien entendu à ce que le bâtiment suive la logique dans laquelle il a émergé c’est à dire à ce que son architecture s’inscrive dans la structure de la place. Étant donnés le temps imparti et le fait que le début de l’étude se situe avant la réalisation d’un programme architectural c’est-à-dire au niveau d’une problématique à l’échelle de la ville, le détail de représentation, pour le projet de l’extension, se limitera au 100ème.
L’enjeu du projet consistera à trouver une solution qui se rapproche le plus possible du “vrai”5 , en considérant toute la complexité spatiale et la petite échelle dans laquelle se trouve notre site.

 

 

NOTES

1. Guy Naizot, préambule au texte d’introduction des trois soirées d’architecture à la parole errante, le 6,7,8 décembre, 2001.
Françoise Choay, l’urbanisme, utopies et réalités, ed du seuil, 1965, p429 à 434.
Reconstruction de la “Juiverie” à Apt, morceau de ville à habiter

2. Substances qui relèvent non seulement des décisions mais aussi et surtout de l’imprévu qui appartient au temps et souvent indépendant de la volonté des décideurs. En somme, tous les ingrédients qui permettent au lieu d’exister et de se nourrir d’une identité qu’on lui donne.


3. “ Habiter ” ne se résume pas ici au simple fait de se loger mais au fait d’évoluer dans un espace ; espace des différentes activités quotidiennes qui fait qu’un espace devient sien. En ce sens, un tissu doit permettre qu’on l’habite, pour que chacun s’y retrouve, se l’approprie, le reconnaisse comme faisant partie d’un univers dans lequel chacun est concerné


4.Terme employé pour qualifier les regroupements de jeunes, réduisant ainsi ces pratiques à de la délinquance et de ce fait justifier le “ nettoyage ” qui évite de voir le fond du problème et donc de se salir les mains. Je dirais plutôt que ces regroupements (nécessaires dans les limites du respect) ne sont pas pris en compte dans les espaces de la ville et ne peuvent pas faire ainsi partie du correct. Ils sont repoussés dans des espaces négligés et rentrent, par le fait qu’ils sont cachés et non reconnus, dans un champ d’illicité où les acteurs eux-mêmes se considèrent comme délinquants. L’espace se retrouve donc privatisé là où un système indépendant s’est développé ; système hostile aux visiteurs étrangers représentant le “correct” qui repousse ce même système. Cette opposition permet à ceux qu’on appelle “ délinquants” de se nourrir d’une identité faute de reconnaissance.

5. Un “ vrai ” que l’art peut atteindre ; l’art qui pour Heidegger est une “ mise en œuvre de la vérité ”. Ce " vrai " difficile à localiser n’existe pas en tant que tel, il ne peut se palper et pourtant s’éprouve et éclaire sur l’évidence d’une vie qui anime ce monde. Certains, pour mieux le comprendre, lui donnent une forme, une consistance, un poids ( " 21 grammes " film de Alejandro Gonzalez Inarritu, 2004).

intro6a         intro6b         intro6c

 

On peut aussi :
>> Voir une réinterprétation du diplôme pour l'exposition "Quand le collectif panique" en 2014
>> Voir la vidéo réalisée en 2018 suite à l'exposition citée

 



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07 novembre 2017

Auvent/Vitrail

 

2facesLe matin...                                            ... début d'après midi


rue
Localisation : Rue Sainte Anne en face de la cathédrale d'Apt (Vaucluse, pays d'apt, Luberon)
Maitre de l'ouvrage : Les souliers d'Alice
architecte : Marylène de Pedro
Ferronniers : Ateliers des Eygaux
Vitrailleur : Fb Vitrail
Années : 2017

 

Face

Dénomination : Auvent de la boutique "les souliers d'alice"

L'enjeu du projet consiste à protéger la vitrine du soleil tout en jouant de celui ci afin d'attirer les regards.
La solution proposée se trouve être un auvent animé de vitraux entrant en raisonnance avec les jeux de lumière utilisés dans les cathédrales.

L'idée est aussi de prolonger l'esprit présent dans la boutique/atelier déjà réalisé quelques années plutôt.

 

plan

elev

profil

 

 

 



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31 octobre 2017

Promenons nous dans les bois

insert

 

 

Localisation : Roussillon (Vaucluse, pays d'apt, Luberon)
Maitre de l'ouvrage : Nicolas Ngô

Programme : maison d'habitation + cabinets médicaux (ERP)

Architecte : Marylène de Pedro
Confrère associé : Jérôme Allène

elev1

 

Le terrain est long, étroit et présente un grand dénivelé altimétrique d'Ouest vers l'Est.

 

Afin de s'insérer au mieux dans ce relief accidenté et de minimiser les coûts de terrassement, la construction suivra les courbes de niveau selon un axe Nord Ouest/Sud Est.

elev4Implanté en niveau bas, l'impact visuel de la construction depuis la route, sera minime ; à une distance 13m de la route, sera perceptible une bande de mur brun orangé de 2m de haut sur 11m.

Il s'agit d'une bâtisse sur deux niveaux dans les bois. La construction, de  caractère architectural contemporain, présente un système constructif mixte bois/béton.  Ce mariage permet d'optimiser un gain isolation/inertie.

elev2Les murs béton seront enduits d'un brun/brique afin d'affirmer un contraste avec le bois. Les tons existants sur site sont déjà contrastés, on prendra soin de s'intégrer dans ce rapport de tons et teinter l'enduit en s'inspirant de la couleur brune orangée de la terre de site (voir photos de détail du site en haut de page).
Afin de rester dans la logique architecturale d'assemblage " à sec" de l'ossature bois du volume couvert, la toiture sera en bac acier dont le profil s'apparentera à celui du zinc. Pour ne pas multiplier les tons orangés mais plutôt rester dans un dialogue simple de teintes, le bac acier sera de teinte grise foncée .

 

 

elev3Le programme intégrant deux cabinets médicaux génère un accueil adapté du public et veillera à la sécurité des personnes.

 

 

 

Depuis la route...

bordure-route

 

 

 



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20 avril 2015

Dehors, un petit lieu

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Aménagement bassin

Localisation : Viens (Vaucluse, pays d'apt, Luberon)
Maitre de l'ouvrage : Jean-Charles Lemoine et Tania Castaing
architecte : Marylène de Pedro
Paysagiste : Sylvie Bruguier allène
Années : 2014-2015

Il s'agit de la mise en valeur d'un petit lieu extérieur. Celui-ci est marqué par la présence d'un cabanon et d'un ancien bassin de rétention d'eau. Tous deux offrent une ouverture vers l'ailleurs... peut-être la Grèce... peut-être l'"autrefois"... Chacun se laisse porter où bon lui semble.

L'objectif est de permettre la jouissance du lieu le plus tard possible dans l'année, de le doter d'un certain confort, tout en respectant sa poésie, patine de l'histoire.

Entreprises:
Terrassement/Maçonnerie : Georges Guille - Gargas
Ouvrage bois et menuiserie : Ateliers des Eygaux - Apt
Plomberie/électricité : Didier David - Caseneuve
Réhabilitation bassin : Alain Allard - Apt
Chauffage bassin : Alternastyle - Goult

Avant                                          Après
aménagement bassin avant après 1

aménagement bassin avant après 2

aménagement bassin avant après 3

 

 

D'autres photos après travaux ....
aménagement bassin entrée

Aménagement bassin terrasse pierre

Aménagement bassin cabanon

Aménagement bassin dedans dehors

 

 

 

 



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30 novembre 2014

2000 - aujourd'hui : Agences et service d'architecture

Travail en tant qu’architecte indépendante à Apt
depuis Février 2008 :          

 

Prestation au service départemental de l’architecture et du patrimoine des alpes de haute Provence

  • juillet à déc 2010:          

- Etude paysagère des toiture de Quinson (04) en vue de la rédaction  d’un cahier des charges pour l’intégration de panneaux solaires
- Etude de la colorimétrie et nuancier conseil lié à l’intervention sur les façades à Lurs (04)
- Etude sur la valeur architecturale des tombes faisant l’objet d’une procédure de récupération à Barcelonnette (04)

 

Travail en agence chez ID D’archi, Jacques Deloire architecte dplg, à Avignon (84) :

  • Sept2004 – Février2008 :
    Salariée en tant que dessinateur projeteur puis architecte collaborateur,

Projets principaux :
- Réhabilitation et extension de la discothèque « le Sholmes » en logements
- Réhabilitation de deux immeubles centre ancien de Cabannes (13) en logements
- Réhabilitation d’un mas à Chateaurenard (13) en logements
- Réhabilitation d’un réfectoire d’une école primaire à Villeneuve-lez-Avignon (30)
- Création d’un îlot de 12 logements à Monteux (84) ainsi que de sa voirie
- Création de plusieurs maisons individuelles contemporraines

 

Travail en agence chez Pierre Ély architecte dplg, à Apt :

  • Nov2000 – juin2001 :
    Stage, dessin informatique sur réhabilitations, extensions de maisons individuelles.

 

Travail en agence chez Frédéric Nicolas architecte dplg, à Apt (84)

  • Juil2000 – sept2000 :
    Stage, dessin informatique sur réhabilitations
  • *Nov2003 – dec2003 :
    Stage, dessin informatique. Participation à deux concours (collège à Morières les Avignon et maison d’accueil spécialisé à Digne les Bains)  


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08 novembre 2011

Un lieu dénudé revêtu

insertionLocalisation : Apt (Vaucluse, pays d'apt, Luberon)
Maitre de l'ouvrage : M et Mme Palmèse
architecte : Marylène de Pedro
Années : 2009-2010

Entreprise Partenaire : atelier des Eygaux

detail

Notre terrain longe la rivière de la Doa. Il présente une forte pente vers celle-ci.
Les intempéries de 2008 ont causé un éboulement de terrain important, ce qui a mis à nu la roche se trouvant au nord la maison.
Le site s'est alors chargé d'un caractère particulier. L'idée d'une serre végétale viend le mettre en valeur et l'intégre à la maison.
Il s'agit là d'une construction légère qui prend comme sol celui existant résultant des dommages. Il n'est donc pas question d'une pièce habitable, aménageable et isolée mais plutôt d'un jardin couvert.
existantUne serre au nord résoud aussi les problèmes d'isolation et d'humidité dans la partie de l'habitation y attenant.

L'entrée originelle de la maison donnait sur le jardin et pénètrait directement dans la cuisine. De plus se trouvant en bas du terrain, son accès y était difficile autant pour le transport des objets encombrants que pour la circulation des personnes à mobilité réduite.

Ainsi une serre ouvrant vers la route permet aujord'hui, une entrée plus transitoire vis à vis des personnes peu familières, elle est aussi directement accessible depuis le stationnement des voitures.

 

plans

 



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29 octobre 2011

Les souliers d'Alice

Aménagement d'un atelier podo-orthopédique et botterie.
Réhabilitation en centre ancien.
Localisation : Apt, 84400 (Vaucluse, Luberon)
Année : 2011
Surface réhabilitée : 157m2
Architecte : Marylène de Pedro

Partenaires :
Ateliers des Eygaux
Fb Vitrail

PICT0449  Elev

Il s'agit ici d'un bâtiment qui reçoit du public, or ses volumes et sa structure ne permettent pas une mise aux normes d'accessibilité et impliquent donc la nécessité d'une demande de dérogation.

D'autre part, le projet consiste à changer la vitrine et permettre ainsi de faire rentrer la lumière ainsi que la vue sur la cathédrale depuis l'intérieur.

Cette première pièce doit constituer un appel, or le volume est long et peu accueillant. Ce dernier sera donc traversé d'une cloison de vitrail, adoucie par un jeu de courbes au niveau des escaliers ainsi que du comptoir d'accueil.

persAlice3

 

 



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